La fée des neiges (2ème épisode) - écriture

Maridan Gyres

Maridan Gyres

La fée des neiges (2ème épisode)

À présent que le joli faon est rétabli, Sophie est inquiète, car ses loups adorent ce type de gibier, mais elle s’est attachée au jeune animal et ne tient pas à ce qu’il meure sous les crocs de ses loups chéris.

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-          Tu dois partir mon ami, mais tu iras du côté du lac, car mes amis les loups sont partis ce matin chasser un vieux renne. Je n’aimerais pas que tu les croises.

-          Ne t’inquiète pas, ma maman doit m’attendre à l’orée du bois, et avec elle et mon papa près de moi, aucun loup ne tentera de m’attaquer. Mon père est l’un des grands seigneurs de cette forêt. Et tous les loups de ces bois le craignent.

-          Alors, allons-y, je vais t’accompagner, j’arrêterai mes amis s’ils vous voient.

-          Tu ne peux pas sortir ainsi vêtue, tu vas attraper du mal ! lui dit maman lapin. Et c’est vrai que notre petite amie est bien peu vêtue pour se promener dans la neige. Elle porte toujours son pyjama lapin.

 

La fée des neiges qui a tout entendu et n’a rien dit pour l’instant se lève tout à coup et elle demande à Sophie quelle est sa couleur préférée. Bleu, lui répond Sophie, aussitôt la fée fait apparaître la plus jolie robe que l’enfant ait jamais vue.

 

Sophie laisse tomber son déguisement de lapin et enfile la jolie robe.

 

-          Ouah ! T’es trop belle ! lui dit le joli moineau.

-          Mais tu vas mourir de froid ! ajoute maman lapin

-          Bon, moi, je vais rejoindre ma famille, dit le canard en s’envolant.

-          Tiens voici cette jolie pelisse, elle te tiendra chaud pendant ta promenade, mais attention, tu dois être de retour avant la nuit, car tous tes vêtements disparaîtront au coucher du soleil. Sophie remercie la gentille fée pour ce joli présent.

 

Heureuse de pouvoir enfin sortir, Sophie a posé sur son dos la jolie pelisse de la fée. À peine est-elle sur ses épaules qu’une douce chaleur enveloppe l’enfant. Le petit faon gambade devant elle, appelant ses parents à tue-tête. Malheureusement au bout d’une heure de marche, il devient évident que ses parents ont dû quitter les lieux, car ils n’ont pas répondu à son appel. Notre petit faon est bien triste. Et le soleil commence déjà à décliner.

 

-          Viens mon mignon, nous allons rentrer chez nos amis les lapins et nous demanderons de l’aide à la fée pour retrouver tes parents.

 

Le petit faon ne répond pas, il sait que dans ces contrées hostiles, des parents n’abandonnent pas leur enfant sans une excellente raison, il a très peur soudain qu’un grand malheur ne soit arrivé. Sophie sent bien que son petit ami est inquiet, elle presse le pas, car elle ne tient pas à perdre sa jolie tenue. Lorsqu’ils arrivent enfin au terrier des lapins, les loups sont rentrés. Dès qu’ils voient le faon, ils se lèchent les babines.

 

-          Du calme mes amis, ce faon ne doit rien craindre de vous, lui aussi est mon ami, et surtout, il cherche ses parents qui ont disparu.

 

En entendant cela, le mâle alpha se rapproche de Sophie et lui chuchote quelques mots au creux de l’oreille.

 

-          Tu en es sûr ?

-          Absolument !

-          Où est passée la fée des neiges ?

-          Elle va revenir dîner avec nous, lui répond maman lapin.

-          Viens avec moi, je vais te préparer une litière pour dormir. Insiste Sophie auprès du petit faon.

-          Je n’ai pas envie de dormir, je préfère attendre la fée, elle saura me dire où sont mes parents.

-          Sûrement, mais tu as beaucoup marché, il te faut te reposer, écoute-moi, petit ami, tu seras plus en forme et nous pourrons repartir très vite.

 

Bien plus las qu’il ne veut l’admettre, le petit faon rejoint la litière de foin que maman lapin avait mis de côté pour ses petits. À peine la tête du jeune animal s’est-elle posée sur le nid douillet qu’il s’endort profondément.

 

C’est le moment que choisit Sophie pour se rapprocher de son loup dominant.

 

-          Raconte-moi ce que tu as vu ?

-          J’ai vu une dizaine d’hommes armés jusqu’aux dents. Ils poursuivaient un groupe de jeunes cerfs guidés par un mâle dominant. Il n’y avait ni biches ni faons avec eux. Nous nous sommes éloignés, mais pas avant d’avoir tenté de les effrayer pour qu’ils évitent le piège. Puis à notre tour, nous avons fait demi-tour rapidement, car les hommes nous avaient repérés et ils ont commencé à faire feu sur nous. D’ailleurs, Milka est blessé à la patte.

-          Oh ! Mon Dieu. Viens me voir mon mignon que je regarde cela.

 

Docile Milka s’approche. Sur son beau pelage blanc, une longue coulure de sang  macule la jolie fourrure. En plus, il commence à boiter.

 

A suivre…

 

Maridan 13/03/2015



13/03/2015
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