Maridan-Gyres

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Ghislaine 145+ Evy 305 et 205

Atelier Ghislaine 145 : Atelier 145

Courage, valeur, pouvoir, agir, fonction, action, affirmer, toujours, + mots en ien

Evy 305 : Evy 305

Jolie, cœur, jouer, parade, peine, jaloux, branche, regarder, simple, admirer

Evy 205 : désolée je n'ai pas retrouvé le lien pour cet atelier

Feuillu, Vivaldi, semailles, bourgeon, délivrance, regain, exhaler, turbulent, rose, vouer – thème : printemps

 

 

Lucien promène son chien. Le courage de ce dalmatien est incroyable. C’est ce qui lui donne tant de valeur aux yeux de son maître. Pouvoir agir avec un tel animal est facile et simplifie énormément sa fonction de gardien. Il est toujours prêt à l’action.

Il suffit que Lucien prononce le mot magique : « attaque ! » Et son compagnon s’élance.

Adrien, son voisin chirurgien garde au sein la marque de ces dents. C’est lui qui avait affirmé devant l’animal que n’importe qui pouvait commander son chien.

 

« Tu peux toujours essayer ! » avait répondu Lucien. Ils en étaient venus à se battre et l’animal avait protégé son maître. Depuis, ils ne se parlaient plus.

 

***

Et cela ne s’est pas arrangé avec leur duel pour séduire la jolie Mélanie.

Tout commença au début de l’été 2019. Mélanie belle comme un cœur aimait jouer au poker avec ses copains. Ils étaient tous en parade devant elle. Mais pas la peine d’être jaloux, car elle n’en aimait aucun.

Elle était comme un rapace qui du haut de la canopée, bien campé sur sa branche, choisit ses proies. Elle aimait les regarder s’agiter, faire la roue et essayait de les imaginer en train de lui faire l’amour. Ils savaient tous que ce ne serait pas simple de la séduire. Alors à défaut, ils se contentaient d’être ses potes et de l’admirer.

 

Lucien n’était pas tombé dans le panneau. Lui aussi était plutôt bel homme. Il s’amusait chaque jour de voir la belle et ses courtisans. Aussi ne s’étonna-t-il pas de voir, un matin, le chirurgien tenter sa chance. Moins d’une semaine plus tard, lui aussi était accro, mais le fric aidant, il l’invitait au restaurant, à des concerts, etc. Faisant par cela enrager tous les autres.

 

Lui était un amoureux de la nature. Son métier lui laissait toute ses journées de libre puisqu’il travaillait surtout la nuit. Sa chance c’était son chien qui le réveillait au moindre bruit suspect.

Donc il était rémunéré pour dormir. Cela suffisait à son bonheur. Chaque matin, à 10 heures, il partait faire son footing.

 

***

Il rentrait, se douchait, préparait de quoi casser la croute et repartait sur son vélo pique-niquer. Son endroit préféré était un vieux chêne feuillu au bord du lac. Il plaçait sur ses oreilles ses écouteurs et lançait les 4 saisons de Vivaldi. Tout alors devenait magique. La musique le transportait sur les rives de son enfance. Il se rappelait son père lors des semailles d’automne. Lui bien installé sur ses épaules. C’est lui qui lui avait appris à aimer les merveilles de la terre. Jour après jour, il lui révélait les secrets des bourgeons de chaque arbre fruitier. Comment reconnaître les fleurs de l’abricotier, celles du pêcher, etc. Il n’y avait qu’au bord de ce lac qu’il parvenait à la délivrance de cette angoisse qui le maintenait prisonnier de ses cauchemars.

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C’est là, qu’un jour, Mélanie le découvrit. Il était allongé sur le sol à l’ombre du vieux chêne. Son visage était couvert de larmes. Il semblait dormir. Elle l’avait déjà remarqué. Beau mec, mais malgré ses nombreux sourires, il ne s’était jamais approché d’elle. Chaque matin, elle le voyait partir en courant. A sa connaissance, il n’avait pas de femme dans sa vie. Comment était-ce possible ?

Pour une raison qu’elle ne comprit pas de suite, elle éprouva un regain d’intérêt pour cet homme. Ça prendrait le temps qu’il faudrait, mais elle allait le séduire. Elle l’entendit exhaler un profond soupir et se cacha précipitamment derrière le chêne. Elle s’éloigna doucement pour ne pas le réveiller. Elle était à un peu plus de cinq mètres lorsque le chien qui s’était réveillé aboya après elle. Surprise, elle fit demi-tour, comme si elle arrivait.

Lucien bien réveillé cette fois, s’adressa à elle.

 

« N’ayez pas peur, il est turbulent, mais pas méchant ! Vasco aux pieds !»

 

Ses joues avaient viré au rose, elle ne sut pas quoi répondre.

 

« Venez, je vais vous le présenter, il n’aboiera plus quand il vous verra. »

 

Lentement elle s’approcha. Il était d’une beauté à couper le souffle. Sans chemise, elle put admirer son corps fin et musclé. « Diable ! » Pensa-t-elle, « il doit être facile de se vouer corps et âme à un tel homme ! »

 

Lentement elle l’observa tandis qu’il remettait sa chemise.

 

« Je suis désolée de vous avoir réveillé. Pour m’excuser, je peux vous offrir un café. »

 

Il avait accepté et c’est ainsi qu’ils s’étaient retrouvés attablés au café où il la voyait chaque matin. Tous ses copains étaient venus la saluer, sauf le chirurgien qui était parti sitôt qu’ils étaient entrés dans l’établissement.

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à suivre...

 

Maridan



22/03/2021
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