Maridan-Gyres

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Défi 113 chez Ghislaine

Merci à toi, Ghislaine, qui m'a donné le fil pour vider ma peine sur ton défi. Pour répondre à cet exercice cliquez sur ce lien :  ICI

Souvenirs

 

Que dire de toi, mon ami, qui nous a quittés ce vendredi 13 février. Dans la solitude de ma chambre, au cœur de la nuit, je me suis remémoré nos rigolades en compagnie de nos pères et de mon frère, lors de soirées tarot interminables qui continuaient au petit matin, faisaient une pause le midi, le temps de se restaurer et reprenaient de plus belle l’après-midi.

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J’entends à nouveau le refrain de Daniel Guichard qui parlait si bien de son vieux, ou celui de Dalida et de son Gigi l'amoroso.

Ton père, t’en souviens-tu, nous l’appelions le viking. Ses rires tonitruants explosaient lorsque il  nous racontaient ses histoires de fossoyeur qui nous faisaient nous tordre dans des fous rires incontrôlables. Il faisait de la mort une aventure facétieuse. 

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Parfois, nous partions entre potes danser des sarabandes sur la musique de « allez les verts » dans une boîte de Clichy-sous-Bois, l'Echappatoire, où j’étais la seule fille autorisée à vous accompagner, car je tenais plus du garçon manqué que des chichiteuses.

 

Tu as lutté comme un boxeur contre ce cancer qui te mangeait petit à petit le foie. Mais la camarde est tenace et son passeur n’attend pas.

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En prologue à ce que tu allais vivre, je t’ai parlé longuement des merveilles qui t’attendaient. Tu me disais que tu n’y croyais pas. Alors, je t’ai envoyé un dernier message, deux jours avant ton départ, pour te dire qu’un jour, nous nous retrouverions là-haut parmi la voie lactée. Je t’ai parlé aussi de cette voie astrale pleine de musique et de couleurs si incroyables que nos mots sont impuissants à les raconter.

 

Je t’imaginais chauve après les chimiothérapies, toi tu pensais que ma tumeur au cerveau me grignotait les neurones, mais notre tendresse faisait que nous nous en amusions encore dix jours avant la fin de ta vie.

 

Aujourd’hui, mon Loulou, tu sais que je ne t’ai pas raconté de fadaises. Ton père et le mien étaient là pour te recevoir. Certes, il n’y aura plus de tarot qui durent jour et nuit, mais tu vas entreprendre de beaux voyages et tu vas retrouver ta femme et ton enfant trop tôt disparus. C’est cela la force de l’amour… A la fin, on se retrouve toujours.

 

Bon voyage mon petit loup à bientôt.

 

Maridan 20/02/2020



20/02/2020
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