Maridan Gyres

Maridan Gyres

Le défi 171 d'Evy

 

Au détour d'un cheminEduard Gordeev ______ _______ Tutt'Art@ (15).jpg

Photo d'Eduard Gordeev

 

J’étais partie me promener dans un bois que je ne connaissais pas. Une amie m’avait demandé de l’accompagner voir sa mère hospitalisée depuis peu. Après l’avoir déposée à l’hôpital, j’étais partie à pieds pour permettre à mon chien de se défouler. Le voyage avait été long et il avait été adorable. C’est lui qui me fit découvrir ce bois au détour d’un chemin où, sans lui, je ne me serais jamais aventurée.

 

Lucie m’avait demandé de venir la récupérer vers 19h. Nous avions donc deux heures à tuer. Arrivée au bout d’une impasse, je détachais mon fidèle compagnon et il s’engagea sur un petit chemin de terre qui passait entre des champs cultivés. Un peu plus loin, un ruisseau suivait notre petit chemin de terre. Ravi, Vasco ne cessait de bondir au-dessus de ce petit point d’eau et de temps en temps, il s’y désaltérait. Le soleil de ce mois d’octobre était en train de se coucher et il donnait à la nature environnante des teintes de plus en plus chaudes.

 

Le chemin se termina au bord d’un lac qui me procura une émotion intense. La vue que j’avais sous les yeux était incroyable. Tout l’horizon flamboyait de couleurs qui allaient de l’or le plus pur aux ocres rouges les plus intenses et non content de m’offrir une telle richesse de teintes chaudes, le ciel gardait juste ce qu’il faut de teinte froide avec un beau bleu glacier pour créer un contraste féerique.

L’automne avait déjà fait tomber une multitude de feuilles multicolores à la surface de l’eau cristalline et le ciel en se reflétant sur elle donnait à l’ensemble une harmonie qui me bouleversa. J’avais l’impression de faire corps avec cette symphonie pastorale. Je n’étais plus une observatrice, mais  partie intégrante de cette nature exceptionnelle.

 

Pour la première fois de ma vie, je ressentis un sentiment de plénitude que je n’avais jamais exploré toute ma vie durant. Ce fut le museau tendre et humide de mon chien, dans le creux de ma main, qui me ramena à la réalité.

 

Je me dirigeai avec lui au pied d’un chêne, en face de ce qui semblait être une chapelle de l’autre côté du lac, et nous attendîmes, heureux comme jamais que l’heure du départ sonne. Vasco avait posé sa tête sur mes jambes et je caressais tendrement sa jolie tête de dalmatien. Je luttais contre l’envie de dormir et nous avons assisté au plus merveilleux des couchers de soleil. Pour en témoigner, je vous offre cette sublime photo d’Eduard Gordeev.

 

Maridan 25/07/2018

 

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25/07/2018
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