Maridan Gyres

Maridan Gyres

l'écriture avec contrainte

Septembre, les bikinis fleurissent encore sur nos plages. Les touristes du mois cherchent quelques ristournes sur les cadeaux qu’ils ramèneront, tandis que les commerçants goguenards les aguichent avec des bibelots miroitants et parfaitement inutiles.

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Je me dis qu'ils devraient garder en mémoire, les réminiscences de leurs déboires de l’été passé, mais que nenni, ils replongent encore dans ces fausses bonnes affaires.

 

Je m'éloignent et mes pas me conduisent au phare. Je vois une débroussailleuse qui rafraîchit le parc et ses allées. Mon estomac gronde alors je me dirige vers mon petit restaurant où je compte déguster quelques calamars frits.

 

Tandis que je savoure mon apéritif, j’observe deux femmes habillées très court et maquillées comme des voitures volées qui s’installent. Elles gesticulent avec force, échangent des coquecigrues à voix haute et agacent visiblement les clients de ce petit restaurant.

 

Je détourne mon attention et j’écoute les billevesées des clients qui se moquent d'elles.

 

Soudain, un homme entre. C’est un conquérant. Il a une très haute idée de lui-même et sa fierté est un étendard. A sa vue, les deux pintades se sont levées, belle obédience pour ce fat qui nous regarde d’un air condescendant.

 

Ce coq et ses deux poules m’ont coupé l’appétit. Je salue mon ami restaurateur et lui dit que j’attendrai la fin de l’été pour revenir.

 

Maridan 13/09/2018

 

Pour découvrir cet atelier, c'est ici : https://popinsetcris.wordpress.com/



13/09/2018
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