Les mots de Montpellier

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L'atelier 108 de Ghislaine

Défi ci-dessous : 

http://ghislaine53.eklablog.com/recap-no-108-pause-a175268074

met 2.jpg

 

Autour de lui, tout n’était que chaos. Plus de doute, la fin du monde qu’il aimait  était proche. Un affreux sentiment d’impuissance avait créé une cassure en lui.

 

Allait-il se laisser engloutir sans combattre, ou déciderait-il d’en finir avant d’affronter une mort inéluctable ?

 

La radio annonçait un tsunami avec des vagues de 15 mètres de haut. Les villes où il était déjà passé, avaient eu des milliers de victimes.

 

Les gens ne pouvaient plus fuir, toutes les rues étant bloquées, ils se suicidaient en pleine rue. Les coups de feu ne cessaient de lâcher leurs cris de mort… Le cauchemar ne se dissipait pas.

 

Il décida de briser ce cercle infernal avant de craquer lui-même. Dehors la nature révélait ses atours automnaux. Son jardin et le bois derrière chez lui, ruisselaient d’or, de feu, et de brun. Ces tons chauds lui semblaient porteurs d’espoir.

 

Il s’engouffra dans son garage, sortit son ULM, prit quelques affaires indispensables dans son sac à dos. Il lui restait 2 heures avant que les vagues engloutissent sa maison. Demain devait être un autre jour. Il devait garder l’espoir. cette nouvelle catastrophe ferait-elle changer d’avis le fou qui dirigeait la première puissance mondiale ? Rien n’était moins sûr ! Il cessa de penser à Trump et enfourcha son ULM.

 

La rue du lotissement était déserte et suffisamment longue pour décoller. Il s’élança et admira, quelques minutes plus tard, la splendeur de l’automne. Décidé à rester sur place, il posa son appareil au sommet du Met 2, un building de 197 mètres. De là, il assisterait impuissant à la destruction de cette ville qu’il chérissait.

 

Maridan 5/11/2019



05/11/2019
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