Maridan Gyres

Maridan Gyres

Ce que j'ai sur le coeur

Ce que j’ai sur le cœur, cela dépend. Si j’entends par là du rose, c’est toi mon amour, toi seul, ta voix, tes yeux. Tes yeux ! Oh oui tes yeux ! La lumière de ce regard que tu poses sur moi depuis trente six ans déjà et qui m’aide à marcher droit. Sans toi, tout ce que j’ai sur le cœur m’anéantirait.

Comment accepter ce monde qui nous entoure et qui va, en courant, vers sa fin inéluctable. Tous ces pauvres gens que je croise, masse silencieuse de la misère ordinaire, et dont les maléfiques politiciens font les boucs émissaires de leur incompétence grandissante.

Et ceux plus grave encore, que j’entends vociférer à longueur d’antenne, leur incitation à la haine raciale, à la stigmatisation de la pauvreté, à l’abandon des aides sociales. Travailler plus pour gagner plus. Quelle hérésie ! Comment les français ont-ils pu croire à une ânerie pareille et ce moi y compris ?

Je me désespère de la bêtise humaine, de la méchanceté gratuite, de ces petits mots de rien du tout qui sont des armes et qui font si mal.

Si seulement, les êtres humains mettaient autant de cœur à s’aimer qu’à se haïr, le monde serait meilleur. Mais hélas, j’ai parfois l’impression de crier dans le vide.

Oh la ! Gens de la terre, ouvrez vos cœurs, fermez vos bouches nauséabondes et agissez. Tous ensembles nous pourrions renverser toutes les barrières de l’oligarchie énarque. Mais vous êtes sourds, alors tant pis pour vous, à mon niveau avec mes ateliers, je sème mes petits cailloux, je crée des réseaux. Qui sait peut être deviendront-ils de grandes rivières. L’eau en colère emporte tout.

En 1979, un groupe de penseurs, sous le sigle ADRET, publia un ouvrage qui s’intitulait : « Travailler deux heures par jour » Il démontrait qu’en France, à cette époque, c’était le temps nécessaire pour produire de quoi nourrir tout le peuple de France, et ce en lui assurant un revenu décent, des loisirs pour s’occuper de sa famille, du temps pour cultiver son l’intellect et il lui restait encore de quoi s’occuper de la communauté. Mais cela dans un monde idéal et sans profit. Donc sans intérêt pour nos politiciens et leurs petits copains des banques.

Nous en qualité d’êtres humains, avons-nous vraiment besoin d’autre chose ?

 

Maridan - samedi 12/01/2013



23/06/2014
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