Maridan Gyres

Maridan Gyres

Une réplique de Grease m'a inspiré ce texte acide

« Tu sais t’es moins tarte que t’en a l’air »

« Oh ! Merci »

« Bon d’accord t’es un peu bancale, mais avec une semelle orthopédique, tu pourrais te redresser »

« Effectivement, mais je n’y ai jamais pensé »

« Et puis, ta couche ripolin, faudrait peut-être que tu la fasses plus légère, que le gars quand il veut te bécoter, il n’ait pas l’impression de s’coller la tronche sur le papier mouches de  la cuisine.  Pas sûr qu’il te roule une pelle après un truc pareil. »

« Ah bon ? Et toi tu verrais quoi comme maquillage ? »

« Moi ? Qu’est-ce que j’y connais moi à ces conneries de gonzesse, le seul truc c’est comme tous les mecs je n’aime pas quand ça colle. C’est dégueu ces trucs-là »

Ah oui ! J’irai voir une esthéticienne, elle pourra sans doute m’aider »

« Ben ouais, et puis tant qu’t’y est demande lui à la nana qu’elle te refasse un look. Parce que là t’es sapée comme une romanichelle, mais pas la môme de vingt ans, non plutôt la vieille peau qui tire les cartes et qu’à la jupe autour du croupion, que tu crois qu’elle s’est maquée avec un camion-benne. Tu sais la blague qui dit de face c’est Tabarly, de profil c’est son bateau ? Ben toi, vue de dos, tu ressembles à un éléphant qu’aurait mis une jupe à volants. Laisse tomber les froufrous et les volants, ce n’est pas pour toi. »

« Mais, j’trouvais cela joli, moi, ces petites fleurs. »

« Arrête de chialer, t’as ton ravalement qui dégouline et ça te fait une tête de panda. Tu veux un mec, oui ou non ? Moi j’veux bien t’aider, mais faut qu’tu fasses des efforts. »

"Bon d’accord, sniff ! Je change de tenue, quelle couleur je prends, qu’est-ce que je peux porter ? »

« Tu m’fatigues, j’t’en pose des questions moi ? Comment tu veux que je réponde à un truc pareil, moi je m’habille pas en gonzesse. Demande à une copine »

« Je n’ai pas d’amies »

« Tu m’étonnes, et puis un autre truc, arrête de bouffer comme une goinfre, comme si t’avais pas mangé depuis un mois. Tu nous files la gerbe quand tu t’enfiles tes plâtras comme un ogre. »

« Mais j’ai faim moi, de toute façon personne ne m’aimera jamais je suis trop nulle »

"Mais non, t’es pas nulle, t’es notre pote, on t’aime bien les poteaux et moi. Mais putain y a des fois, faut vraiment avoir faim pour te culbuter. Essaie de t’arranger un peu »

« Je veux mourir, un jour je finirai par me foutre en l’air du haut d’un pont et quand on retrouvera mon corps il n’y aura personne pour me pleurer. »

« T’es vraiment une grande malade, allez viens je t’offre une glace »

« Tu m’aimes ? »

« Bien sûr, j’te l’ai déjà dit »

« Tu veux bien sortir avec moi, être mon petit ami ? »

"Hein ! Bon écoute, quand tu sauteras de ton pont, sois gentille, ne laisse pas mes coordonnées dans ta poche. J’en ai ras le bol de te récupérer à l’hosto, alors aller te voir à la morgue ce n’est pas nécessaire. Bye Bye et bonne mort ».

Maridan



13/07/2014
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