Maridan Gyres

Maridan Gyres

Et viva la révolution

Je suis entrée en révolte il y a quelque temps déjà. Qu’est-ce que j’ai appris qui m’a poussé à agir ? Pas grand-chose que je ne sache déjà. Une émission sur le discount, une saloperie de plus qui nous mène tous à être la Chine de demain, c’est déjà là, monstre tentaculaire en marche. Je veux prendre les armes, flamber les grandes surfaces, dynamiter l’Élysée, l’Assemblée Nationale et ses députés, repaire de brigands grassement payés qui n’ont même pas la courtoisie d’assister aux débats pour lesquels ils ont pourtant reçu mandat. Et puis le Sénat et les fossiles qui le composent, 93 sénateurs sur 343 qui font leur boulot, tous les autres prennent juste la paie et les frais 11.000 euros de frais, 4 mois de vacances, 32 heures par semaine et ces pourris ne font même pas le boulot. On en crève de toutes ces magouilles. Tous vendus aux lobbyistes qui les paient encore et toujours, jamais assez de fric, un goût de bile au fond de ma gorge, une colère qui gronde et qui monte comme la cheminée d’un volcan. Et nous pauvres glutes, quand allons-nous nous réveiller ? On en revient aux vieilles méthodes, on ressort le système Ford des tiroirs et on veut nous faire croire que c’est Byzance. Travailler plus pour gagner plus, quand eux ne foutent rien et se remplissent les poches.

Ca fait passer les misères, mais bien sûr, et nous pauvres ânes, on se lève, on va travailler si dur qu’on en perd le sommeil, la santé, le goût de vivre et surtout l’essentiel. Je pourrais écrire au fronton des mairies « réveillez-vous », rien n’y fera. On nous a si bien dressé, manipulé, que nous ne sommes plus qu’une masse vagissante qui se complet à gémir au lieu d’agir.

Je suis dans un endroit qui n’existe pas encore, mais au fond de ma tête j’élève les murs de la révolte, les fondations d’un raz de marée qui emportera tout. Tout détruire pour tout rebâtir correctement. Plus de misère, l’essentiel pour tous, plus de montres pour nous domestiquer. À quoi bon se préoccuper du temps qui n’est que le laquais de l’oligarchie. La montre est la compagne fidèle des puissants, elle est l’instrument qui nous aliène plus fort que des chaînes. Le soleil est mon seigneur, il me montre quand je dois me lever, il me ferme les yeux à l’heure du coucher il est le compagnon fidèle de ma mère la terre. Mon corps le suit avec attention, ce corps que j’avais oublié qui se rappelle à moi à travers des douleurs qui me brisent. Lui aussi s’est détaché de l’horloge. Je mange quand j’ai faim, pas parce qu’il est midi. Et peu à peu, je me sens mieux, je récupère, je respire mieux. C’est donc cela la vie ?



09/01/2014
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