Maridan Gyres

Maridan Gyres

Déjà 15 ans

Mon père ma douleur

 

"Il y a des mots qui franchissent difficilement nos lèvres des mots aussi simple que "je t'aime" peuvent être insurmontable à cause d'une éducation ou d'une pudeur, ou d'une méconnaissance de cet amour.

Quand ai-je commencé à comprendre? C'est encore un mystère pour moi, je suis passée trois mois entre les pattes d'un psychiatre pour comprendre que je ne te détestais pas mon père, j'ai pris conscience en trente secondes que je t'aimais infiniment avec mon cœur, mon âme, mes tripes.

Il a suffi d'un seul mot "cancer" pour que les vannes d'un amour tût depuis des années s'ouvrent.

On accouche dans la douleur mais au bout du compte il reste un petit être plein d'amour qui nous fait oublier la douleur et par la suite on appelle cela le mal joli.

Pour toi je parente dans la souffrance, j'ignorais que l'annonce de ta maladie pouvait me briser ainsi, mon cœur éclate mes yeux m'inondent tout mon corps se révolte.

Bien sur c'est dans l'ordre des choses de voir ses géniteurs partir. Mais pas toi, pas mon père, pas à 66 ans, pas si tôt et pas comme cela, dans la dégradation physique, dans la souffrance, dans l'abandon de ton corps.

Qui est ce vieillard que je te vois devenir, qui a osé te faire cela, au nom de quel dieu, peut-on infliger une telle souffrance, tu es trop jeune, tu es mon père et j'ai encore besoin de toi.

Il y a ma raison qui me pousse à accepter et mon cœur qui veut hurler, face à ma souffrance, il y a celle de maman qui se meurt avec toi, qui voudrait partir et que je veux voir rester."


Il y a quinze ans, j'écrivais ces mots désespérés, aujourd'hui, j'ai accepté ton départ, et grâce à une de mes nouvelles amies du net, j'ai appris à manipuler un logiciel qui m'a permis de réaliser cette jolie création qui me rappelle combien tu étais beau et un père formidable. Avec des faiblesses, mais qui n'en a pas, et surtout avec une joie et une force de vie peu commune. Tu m'as transmis l'amour de tous les êtres humains, et ce quelle que soit leur peau, leur religion. Pour toi, un seul Dieu, l'homme, une seule vérité l'amour. A mon tour, mon cher papa, je te transmets tout mon amour à travers cette jolie création.

 

Je te sens parfois, là, posé sur mon épaule et tu m'encourages quand j'ai tendance à baisser les bras. Je sais que tu seras là, au bout du chemin et que de choses, alors, nous aurons à nous raconter...

papa2.gif

 

Tu vas voir, je n'ai pas encore fini de t'épater. Gros bisous petit père.

 

 

 



21/02/2015
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